Peut-on vivre sans ligament croisé antérieur (LCA) ?
Peut-on vivre sans ligament croisé antérieur (LCA) ? Réponse claire, sans jargon, avec explications concrètes et vécu après rupture du LCA.
Amal Nozières
12/3/20253 min read


La question arrive souvent brutalement, parfois juste après un accident :
« Mon genou a lâché… Est-ce que je vais pouvoir vivre normalement sans LCA ? »
Je me la suis posée moi aussi.
Et derrière cette question, il n’y a pas juste un ligament : il y a la peur, l’incertitude, la projection d’une vie “d’après”.
Alors allons droit au but, sans jargon, sans dramatiser, sans minimiser. Je te donne ici ma réflexion et mes recherches.
La réponse courte
👉 Oui, on peut vivre sans ligament croisé antérieur.
👉 Mais pas tous de la même façon, ni avec les mêmes limites.
Et surtout : ce n’est pas une décision à prendre dans l’urgence, ni sous le choc émotionnel.
Pourquoi certaines personnes vivent sans LCA
Le LCA sert principalement à stabiliser le genou dans les mouvements de pivot, de rotation et de freinage.
👉 Dans la vie quotidienne (marcher, monter des escaliers, conduire, rester debout),
le genou peut fonctionner sans LCA grâce :
aux muscles (quadriceps, ischios)
aux autres ligaments
à l’adaptation progressive du corps
C’est pour ça que :
certaines personnes ne se font jamais opérer
d’autres repoussent l’opération de plusieurs mois, voire années
et vivent “normalement”… jusqu’à un certain point
Mais là où ça se complique (ce que personne ne dit)
Ce n’est pas “vivre ou ne pas vivre”, c’est comment tu veux vivre.
Sans LCA :
le genou peut lâcher sans prévenir (démarrage rapide pour rattraper un bus, pas en avant rapide pour rattraper un objet qui tombe, ...)
il peut y avoir un sentiment d’insécurité (marcher en talons, marcher sur une surface glissante, les transports quand ça freine brusquement, les vagues, les chemins de rando, ...)
certaines activités deviennent risquées :
ski
sports de pivot
changements rapides de direction
👉 Le vrai problème n’est pas l’absence du ligament.
👉 C’est l’instabilité, parfois invisible… jusqu’au jour où ça lâche.
Peut-on éviter l’opération ?
👉 Oui, dans certains cas.
Mais pas par défaut.
En général, on peut envisager une vie sans LCA si :
tu ne pratiques pas de sport de pivot
tu n’as pas de dérobements répétés
tu fais une rééducation musculaire sérieuse
ton genou reste stable dans la durée
L'opération est un acte médical risqué donc l'âge et la condition de la personne sont à prendre en compte. Les allérgies, les antécédents, ...
Il y a un tout à considérer.
⚠️ Le piège : croire que “ça va” parce que la douleur disparaît.
La douleur n’est pas un indicateur de stabilité.
Mon vécu (et pourquoi s'informer rassure)
Au début, le choc est surtout mental.
On veut une réponse immédiate, tranchée, rassurante.
Mais ce que j’ai appris, c’est que :
comprendre ce qui arrive apaise souvent plus qu’un simple “oui / non”
savoir à quoi s’attendre, à quel rythme, avec quelles étapes… change tout
l’incertitude est souvent plus difficile à vivre que la blessure elle-même
👉 L’information, c’est un outil pour reprendre le contrôle.
J’ai regroupé dans le Guide LCA et sur ce site toutes les informations qui m’ont aidée, et je continue à en partager.
La décision est personnelle, et elle se prend mieux quand on comprend vraiment ce qui est en jeu.
À retenir
Oui, on peut vivre sans LCA
Mais pas sans adaptation ni suivi
L’instabilité est le vrai risque, pas la douleur
La décision ne se prend pas sous le choc
Comprendre son parcours aide énormément à se projeter
👉 Et maintenant ?
Si tu te poses cette question, c’est que tu veux comprendre ce qui t’attend pour pouvoir décider sereinement.
Je suis passée par là.
J’ai créé le Guide LCA pour expliquer, étape par étape :
ce qui arrive au genou
ce qui arrive au corps
et ce qui se joue aussi dans la tête
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