Faut-il toujours se faire opérer du LCA ?
Rupture du LCA : faut-il forcément une opération ? Critères, stabilité du genou, sport, rééducation… comprendre avant de décider.
COMPRENDRE LA BLESSURE
Amal Nozières – Fondatrice de GuideLCA
12/25/20253 min read
Quand on apprend que son ligament croisé antérieur (LCA) est rompu, la question arrive très vite — parfois trop vite :
“Est-ce que je vais devoir me faire opérer ?”
Autour de soi, les avis fusent :
“Moi je me suis fait opérer direct.”
“Mon cousin n’a jamais été opéré.”
“Si tu veux refaire du sport, t’as pas le choix.”
👉 La réalité est beaucoup plus nuancée.
La réponse courte (et honnête)
👉 Non, on ne se fait pas toujours opérer d’une rupture du LCA.
Dans certains cas, l’opération est pertinente.
Dans d’autres, elle peut être évitée ou repoussée.
Et surtout : ce n’est presque jamais une décision à prendre dans l’urgence.
Pourquoi on pense souvent que l’opération est obligatoire
Parce que :
le mot “rupture” fait peur,
le LCA est présenté comme indispensable,
beaucoup de sportifs de haut niveau sont opérés,
l’IRM impressionne.
👉 Mais rupture visible ≠ genou inutilisable.
Ce qui compte vraiment pour décider
La décision d’opérer ne repose pas uniquement sur l’IRM.
Les critères les plus importants sont :
🔹 1. La stabilité réelle du genou
Est-ce que le genou “lâche” ?
Est-ce qu’il donne une sensation d’insécurité ?
Est-ce que la marche, les escaliers ou les appuis sont possibles ?
👉 Un genou stable peut parfois fonctionner sans chirurgie.
🔹 2. Ton projet de vie et sportif
sport avec pivot (ski, foot, hand, basket) ?
sport sans pivot ?
activité professionnelle physique ou non ?
👉 Le même genou ne mène pas aux mêmes décisions selon ta vie réelle.
🔹 3. Ta capacité à rééduquer
La rééducation est centrale :
avec ou sans opération,
sur plusieurs mois,
avec un vrai engagement personnel.
👉 Sans rééducation sérieuse, même un genou opéré fonctionne mal.
Quand l’opération est souvent recommandée
L’opération est plus fréquemment envisagée si :
le genou est instable malgré la rééducation,
tu pratiques un sport pivot que tu veux reprendre,
les épisodes de “dérobement” persistent,
il existe des lésions associées gênantes.
👉 Dans ces cas-là, la chirurgie peut sécuriser le genou sur le long terme.
Quand on peut parfois éviter l’opération
Certaines personnes vivent très bien sans ligament reconstruit, notamment si :
le genou est stable au quotidien,
les sports pratiqués sont sans pivot,
la rééducation est bien menée,
le corps compense naturellement.
👉 On parle parfois de “copers” : des personnes qui compensent efficacement.
Et la rupture partielle du LCA ?
Une rupture partielle ne conduit pas automatiquement à une opération.
👉 Là encore, la stabilité prime sur l’image.
L’IRM ne dit pas toujours si le ligament est fonctionnel.
Le test de laxité et les sensations sont déterminants.
Une surveillance et une rééducation adaptée sont souvent proposées en premier.
Pourquoi on ne décide pas tout de suite
Dans les premières semaines :
le genou est gonflé,
les muscles sont inhibés,
les douleurs faussent les sensations.
👉 Le temps permet d’y voir plus clair.
C’est pour cela que beaucoup de décisions sont prises :
après quelques semaines,
voire quelques mois de rééducation.
Opéré ou non, une chose est certaine
👉 La rééducation est indispensable.
Que tu sois opéré(e) ou non :
il faudra renforcer,
retrouver la mobilité,
réapprendre à faire confiance à ton genou.
👉 L’opération ne “remplace” pas la rééducation.
Elle peut parfois la compléter.
Ce que j’aurais aimé qu’on me dise plus tôt
Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision universelle.
Il y a :
ta situation
ton corps
ton rythme
ton projet
👉 Et une décision qui peut évoluer dans le temps.
À retenir absolument
Une rupture du LCA ne mène pas toujours à une opération
L’IRM ne décide pas seule
La stabilité du genou est centrale
La rééducation est incontournable
Le temps est un allié, pas un ennemi
👉 Prends le temps de réfléchir.
Et maintenant ?
Si tu arrives à cette question, c’est que tu es à un moment important.
Pas forcément pour décider tout de suite, mais pour comprendre les enjeux et avancer sans te précipiter.
Je suis passée par là.
J’ai créé le Guide LCA pour poser un cadre clair, étape par étape :
comprendre ce que signifie réellement une rupture du LCA
savoir ce qui entre en jeu dans la décision opératoire (stabilité, rééducation, temps)
avancer avec des repères, sans subir la pression d’une décision immédiate
Si tu veux continuer à avancer étape par étape, retrouve toutes les ressources organisées par phase dans la page Ressources – Rééducation du LCA.
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