Rupture du LCA : quand tout s’arrête… et comment on se relève

Rupture du LCA : les premiers jours après la blessure peuvent être déroutants. Témoignage et repères pour traverser cette étape, croire en ses capacités et avancer.

COMPRENDRE LA BLESSURE

Amal Nozières – Fondatrice de GuideLCA

12/25/20252 min read

Personne assise face à l’horizon, prenant un moment de calme et de recul après une rupture du LCA
Personne assise face à l’horizon, prenant un moment de calme et de recul après une rupture du LCA

Je suis passée par là.

Ce moment précis où tout bascule :
une chute, un mauvais appui, un genou qui lâche.
Puis le silence. La peur. Les questions qui tournent en boucle.

Quand on vient de se rompre le ligament croisé antérieur (LCA), on a souvent l’impression que tout s’effondre — physiquement, mais aussi mentalement.

👉 Si tu lis ces lignes, sache une chose essentielle : le temps guérit, et tu as en toi les capacités pour traverser cette épreuve.

Cette blessure est un obstacle sur ta route sportive.
Parfois aussi personnelle.
Mais ce n’est pas une fin.
C’est un passage.

Les premiers jours après une rupture du LCA

Les premiers jours sont souvent les plus déroutants.

On peut ressentir :

  • une douleur plus ou moins forte,

  • un gonflement rapide,

  • une sensation d’instabilité,

  • un choc émotionnel difficile à expliquer.

👉 Tout ça est normal.
Et surtout : rien n’est encore figé.

Ce que j’aurais aimé comprendre dès le début

Avec le recul, il y a une chose essentielle que j’aurais aimé qu’on me dise plus tôt :

👉 Tu n’as pas besoin d’avoir toutes les réponses tout de suite.

Après une rupture du LCA :

  • on ne décide pas tout en une journée,

  • on ne comprend pas tout immédiatement,

  • on avance étape par étape.

Le temps est un allié, pas un ennemi.

Les premières choses importantes à faire (sans se précipiter)

Dans les premiers jours, l’objectif n’est pas de “réparer”, mais de stabiliser la situation.

Ce qui aide vraiment :

  • mettre le genou au repos,

  • limiter les appuis forcés,

  • gérer le gonflement,

  • écouter ses sensations.

👉 Pas besoin de tester, de forcer, ni de “voir si ça tient”.

Et l’opération dans tout ça ?

C’est souvent la question qui arrive très vite… parfois trop vite.

👉 Non, on ne se fait pas forcément opérer dans l’urgence.

Dans beaucoup de cas :

  • on laisse le genou dégonfler,

  • on fait les examens nécessaires (IRM),

  • on prend le temps de comprendre la situation.

Chaque parcours est différent.
Et la décision se prend avec du recul, pas sous le choc.

Ce qu’il vaut mieux éviter au début

Quand on vient de se rompre le LCA, certaines réactions sont compréhensibles… mais pas toujours utiles :

  • vouloir aller trop vite,

  • comparer son cas à celui des autres,

  • chercher des réponses définitives immédiatement,

  • minimiser l’impact mental de la blessure.

👉 Tu n’as rien à prouver.
Tu as juste un chemin à traverser.

Ce que cette blessure peut aussi t’apprendre

Avec le temps, beaucoup de personnes le disent — et je le pense sincèrement :

👉 On ne ressort pas identique d’une rupture du LCA.

On apprend :

  • à écouter son corps,

  • à être patient(e),

  • à se reconstruire différemment.

C’est un obstacle, oui.
Mais c’est aussi une expérience qui peut te rendre plus fort(e), physiquement et mentalement.

La suite du parcours

Après les premiers jours, le chemin se précise progressivement :

  1. comprendre la blessure,

  2. décider de la suite (opération ou non),

  3. préparer le genou,

  4. entrer dans la rééducation.

👉 Rien ne se fait d’un coup.
Et c’est très bien ainsi.

Aller plus loin, à ton rythme

Si tu viens de te rompre le LCA, avoir des repères clairs peut vraiment aider à apaiser l’esprit.

Sur la page Ressources, tu trouveras :

  • les étapes clés après une rupture,

  • comment aborder les décisions importantes,

  • comment avancer sereinement, sans te brûler les ailes.

👉 C'est face aux obstacles qu'on mesure son courage.